Musette – Jean-Luc Matte – 02/2017

Osmans Martins (ou Santos-Martins) et un auteur compositeur, guitariste et percussioniste brésilien que nous avons déjà pu entendre sur l’album de Osvaldo Hernandez « Quilombo ». Ce dernier lui rend d’ailleurs la politesse en assurant l’accompagnement percussif sur cet album, secondé par Fred Malempré, bien connu en Belgique, sur deux plages et par « Junior Martins »; Le duo d’Osmans et Osvaldo aurait déjà pu s’avérer suffisant pour nous offrir un bel album mais la production de cet album a eu la bonne idée d’y adjoindre un quatuor à cordes, non pas pour des ajouts sirupeux comme on peut parfois le craindre mais pour un accompagnement par touches, par ponctuations, par soulignements, qui font d’ailleurs souvent entendre davantage tel ou tel membre du quatuor que le son d’ensemble de celui-ci. Citons donc Pierre Slinckx, auteur de ces arrangements pour cordes.

Maintenant que le cadre est brossé, reste à parler du principal protagoniste de ce bel album, compositeur de toutes les musiques et auteur de la plupart des textes, brésilien exilé en Belgique et dont la musique recèle à la fois la joie de vivre des rythmes brésiliens, l’inimittable musique de cette langue portugaise prononcée à la brésilienne, mais également cette « vontade saudade », ce sentiment nostalgique qui n’est pas propre au Cap-Vert, probablement renforcé ici par l’éloignement du pays natal et qui donne toute sa profondeur à cette musique. Pas besoin de lunettes 3D pour apprécier cette musique en trois dimensions, une bonne paire d’oreilles et un coeur vous suffiront… La Bossa était déjà « nova » il y a bien des années, elle se renouvelle encore sous la plume et les doigts d’Osman Martins.

Une seule plage est un pur instrumental (presque dommage, elle donne envie de profiter davantage de ces phrasés instrumentaux) et une autre comprte des paroles en français, ce qui nous donne encore une fois l’occasion de constater à quel point les mélodies d’une tradition donnée peuvent être adaptées à leur langue, mais heureusement, l’appui de la belle voix de Maria de Fatima Martins (on reste visiblement en famille) fait fort bien passer ce beau texte optimiste qui vous restera d’ailleurs dans l’oreille.

Homerecords ne nous a pas toujours habitué à des pochettes léchées, alors saluons celle-ci, aux belles photos sépia (1) et je vous conseille d’aller la visualiser la très belle vidéo dans le même esprit sur le site de l’éditeur…

 


http://musette.free.fr/infos.htm

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