5 janvier 2018

Musette – Jean-Luc Matte – 12/2017

Cinq musiciens… et pourtant il s’agit bien d’un quartet (1) mais qu’importe : le résultat est un groupe ou visiblement chacun est à l’écoute des autres, ou les sonorités fusionnent remarquablement, à commencer, dès la première plage par le quasi bourdon d’une percussion grave assurée par Robbe Kieckens, puis le violoncelle de Léa Besançon, la clarinette basse de Tom Callens qui vient y fusionner ses graves et, enfin l’oud de Tristan Driessens qui se pose en douceur sur ce tapis, qui le caresse de son plectre : quatre instrumentistes unis dans une mélodie presque hypnotique qui ouvre le voyage (je vous conseille d’aller jeter un oeil à la belle vidéo bleue sur le site de l’éditeur, vous comprendrez ce que cherche à exprimer ainsi même si l’arrangement y est un peu différent avec la flûte oblique de Nathan Daems en sus). Si les instruments, et notamment le oud, s’offrent des solos de ci de là tout au cours de l’album, les nombreux passages en unisson bien équilibrées viennent rappeler la cohésion du groupe et cela a un effet très apaisant qui convient fort bien à ces musiques (2) à mi-chemin entre traditions proche-orientales et jazz occidental tendance très cool.

(1) ou plutôt de deux quartets puisque Tom Callens assure les vents sur la première moitié de l’album puis Nathan Daems sur la seconde)

(2) thèmes le plus souvent composés par Tristan Driessens, mais également un traditionnel turc, une composition de la violoncelliste et quelques compositions d’autres musiciens dont Emre Gültekin qui intervient en invité sur deux plages.

 


http://musette.free.fr/infos.htm

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