Music in Belgium – Philippe Thirionet – 29/09/2017

Etrange concept de post-prog, The Advent Of March est né des cendres du groupe Al di Miseria, et ce, après de longues années de concerts, de passages à la radio et parution à la TV. Ce dernier a donc décidé qu’il était temps de produire son premier album, un concept-album en fait basé finalement sur l’existence de l’homme et ses dérives. Au sein de cette formation on trouve Tine Allegaert (piano, orgues, wurlitzer, piano d’enfants et chœurs), Helène Bracke (mezzo-soprano et glockenspiel), Jeroen De Brauwer (guitare électrique, guitare-basse et chant), Annebelle Dewitte (batterie), Nicky Frissyn (guitare-basse et guitare classique) et Annelies Heyvaert (flûte, piccolo et chœurs).

Rien qu’à y regarder de plus près concernant les instruments en présence, et on est déjà sûr d’avoir du néo-classique et du progressif. C’est un concerto classique qui démarre l’étrange voyage philosophique avec ça et là des divagations de flûte et de piano, alors des passages plus atmosphériques voir symphoniques enveniment l’ambiance générale pour finalement ouvrir pour un chant temporisé jazzy. Voilà bien un étrange dédale sonique qui perturbe l’auditeur craintif, perdu à travers des sons s’apparentant parfois à des musiques de film.

Le côté léger et aérien est bel et bien présent, il transcrit finalement le vocable de post-prog ici saupoudré d’une base néo-classique et d’un chant plus proche du monde du jazz. On passe d’ailleurs d’une complainte des années 20 à un post-rock expérimental, qui revient au jazz à travers la flûte et un son de radio époque des grandes guerres. Puis tout s’embrasse grâce à la batterie pour à nouveau revenir vers le jazz, le néo-classique et les bandes-son de radio.

Un vrai dédale sonore j’ai déjà dit qui perturbe, qui interpelle car des narrations parfois sévères parfois humoristiques rajoutent une couche à une cacophonie déjà bien barrée ! Mais il faut s’accrocher et pousser plus avant, car il y en a des choses à découvrir au sein d’un album fait pour vous embarquer hors des sentiers battus. Opéra, concerto et concert rock ne font qu’un en traversant en plus les époques, un vrai tour de force en quelque sorte ! Ames sensibles s’abstenir, car on perd vite pieds au sein de ce fameux kaléidoscope musical.

 

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