Music in Belgium – Philippe Thirionet

Nouvelle sortie discographique pour le label Home Records, avec cette fois la formation Ialma composée de quatre belles chanteuses galiciennes. Ces dernières sont ici accompagnés de Didier Laloy (accordéon diatonique) et de Quentin Dujardin (guitares, basse, piano, percussions et direction artistique). Ces deux messieurs étant d’ailleurs des habitués du label, du Festival d’Art de Huy ou des nombreuses rencontres musicales orchestrées par Didier Mélon ou Muziekpublique.

Veronica Codesal, Magali Menendez, Natalia Codesal et Marisol Palomo sont donc les quatre chanteuses qui perpétuent les traditions musicales et culturelles de la Galice, région du Nord-Ouest de la péninsule Ibérique. Communauté autonome du Royaume d’Espagne, celle-ci est une nation historique comportant sa propre langue (le galicien), ses chants traditionnels (chants à danser ou chant monodiques « Alala ») accompagnés du son de ses pandereitas (tambourins galiciens). A partir d’une longue série de concerts les emmenant de Bruxelles à Santiago, Ialma propose aujourd’hui son cinquième album, celui qui associe traditions d’hier à une vision multiculturelle d’aujourd’hui.

C’est la guitare acoustique qui introduit ce fameux chant traditionnel « Ai La La », qui nous fait découvrir ces quatre belles voix ici accompagnées d’une orchestration à la fois douce et enjouée. Un chant particulier qui nous fait voyager à travers cette région typique d’Espagne, et ce grâce à quatre belles jeunes femmes. Le chant est soit porté par une seule voix, soit porté par nos quatre protagonistes qui nous envoutent dans des ambiances à la fois traditionnelles et quelque peu mélancoliques. Portant des textes traduisant le combat des différences et de la tolérance, l’accordéon et la guitare acoustique posent ici une instrumentation parfaitement coordonnée aux parties vocales.

La sensibilité et la féminité transpire à travers ces quatre magnifiques voix, offrant à l’auditeur comme des contines qui poussent au voyage et à la découverte. Ajoutons que le son d’une cornemuse apporte encore plus d’espace à l’ensemble, toujours porté par ces chants envoutants. Et lorsque qu’une seule voix s’ouvre à nous, c’est un côté plus délicat qui s’offre à nous.

Nous continuons la découverte de cet étrange maison de production, qui a finalement décidé de nous faire voyager à travers les traditions et les cultures musicales de diverses contrées. En ce qui concerne le cas qui nous intéresse, c’est plutôt le charme et la délicatesse qui est ici mis en avant, à travers la revisite de traditions ancestrales.

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